— “220 —
sont pratiqués quelques sillons concaves dans lesquelss’emboîte, en tombant, la mâchoire supérieure, mise enjeu par un excentrique qui soulève un long levier ser-vant de contre-poids à la mâchoire; c’est enfin une sortede maca qui presse au lieu de frapper. Du reste, nouscroyons qu’il serait facile de trouver quelque chose demieux pour arrondir la maquette.
Ces tubes, grossièrement rejoints, sont transportés del’autre côté du fourneau, où se trouvent deux ouver-tures voisines, de deux décimètres de diamètre envi-ron : dans la première on enfourne une douzaine detubes qui s’échauffent sur les trois quarts de leur lon-gueur ; quand ils sont au blanc soudant, un ouvrier enretire un qu’il introduit dans une sorte de lunette enfer, placée à six pouces et en face d’une autre ouverturedu fourneau, de sorte que ce tube continue à baignerdans la flamme pendant que les ouvriers préparent leursinstruments.
Il est nécessaire de dire que devant cette ouverturese trouve la tète d’un banc à étirer, de 7 à 8 mètres. Unouvrier saisit le tube à l’aide d’une forte filière brisée,qui s’ouvre comme une paire de longues tenailles, dontil tient les deux manches ; la tête de cette filière s’ap-puie, pour résistçr à la traction, contre le sommet de lalunette en ogive dont nous avons parlé ; l’étireur saisit,avec une autre tenaille en X, l’extrémité du tube quin’est pas rouge ; cette tenaille fait partie d’une sorte derabot mobile qui s’accroche entre les maillons d’uneforte chaîne en acier; cette chaîne sans fin construited’après le système de Galle, glisse sur le banc à étirer,l’extrémité du tube étant grippée par la tenaille en X quiserre d’autant plus que la résistance est plus grande.