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tôle étamée, commandées par le ministre de la guerre.
M. Dida a fourni, en 1838, 240,000 plaques de shakoà l’armée. Il a plus de 12,000 kilog. de matrices d’acieren magasin. La plupart se composent d’une mise d’aciersoudé sur fer. M. Dida donne la préférence à ces sortesde matrices pour la durée.
C’est ce même honorable industriel qui, après avoir,suspendu scs payements en 1836 et reçu quittance poursolde de tous ses créanciers, les paya intégralement en1838, sans y être obligé. Comme nous nous étonnionsde cette action, si rare de nos jours, il nous réponditnaïvement : Cela fait tant de bien! Les journaux ont pu-blié sa lettre d’appel, avec tous les éloges que méritait sabelle action; les 50,000 francs qu’il sacrifia ne firentqu’augmenter son crédit et lui concilier l’estime de tousles honnêtes gens.
Un seul mot lâché par M. Dida nous a donné le secret,si souvent égaré, de l’emboutissage de la tôle. Ce motn’est rien, mais ce rien fait réussir ou échouer.
L’art d’emboutir les métaux est une invention fran-çaise, transportée comme tant d’autres en Angleterre,d’où elle n’est revenue qu’en 1793, bien qu’elle datede 1762. Cette opéralion se fait, chez M. Dida, à l’aided’un balancier formidable, décuple de tous les balanciersà monnaie, et mis en mouvement par six à huit hommesqui lui font faire plusieurs tours en le poussant devanteux pour y emmagasiner le plus de force possible ; leculot en fonte qui termine la vis, correspond à un moulerecouvert de cinq à six disques de tôle superposés. Cesflans ou disques, d’environ 15 pouces de diamètre, sontcoupés à l’emporte-pièce ; on les place par demi-douzai-nes sous l’énorme balancier dont nous avons parlé;