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Tome premier.
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l’extrémité de la vis fait descendre le culot en fonte, quiforce la tôle à s’enfoncer, d’une petite quantité d’abord,dans une matrice correspondante. Les bords des flans serelèvent en formant des plis, et si l’on continuait à pres-ser, ces plis se doubleraient à l’instar de ceux d’un filtreà papier, et l’opération serait manquée -, c’est ce qui ar-rive aux novices qui ne connaissent pas le moyen derestreindre le métal, c’est-à-dire de le faire rentrer enlui-même à froid, opération qui fait éprouver à sesmolécules un déplacement analogue à celui de la cire.

Après que tous les flans sur lesquels on opère ont subicette première opération, on change les formes pourleur donner un second coup. C’est dans les dimensionsbien calculées du mandrinage que réside ce qu’on peutappeler le secret du métier. M. Dida nous l’a, disons-nous, révélé d’un seul mot : c’est que les coups suivantsne doivent plus porter sur le fond des gamelles, car ce fondse déchirerait à coup sùr ; mais ils tombent uniquementsur les bords arrondis de la matrice, ce qui efface suc-cessivement les ondulations du métal mis en œuvre. Leshommes de l’art comprendront facilement que la réussitegit tout entière dans celte observation et dans le recuitdonné à propos. La gamelle terminée est ensuite dé-capée, étamée et livrée à l’armée au prix médiocre de2 fr. 50 c.

Plusieurs entrepreneurs avaient envoyé des échantil-lons de gamelles au ministère, et entre autres les frèresJappy, dont la réputation, en ce genre d’entreprises, esteuropéenne. Cependant nous avons vu une lettre duministre, qui félicitait M. Dida sur la supériorité de seséchantillons et leur donnait la préférence.

Quand on songe que si M. Dida eût vécu sous le