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Une fabrique de ce genre manque à la Belgique , ainsique beaucoup d’autres, dont elle s’enrichirait bientôt enentrant dans l’une ou l’autre confédération commerciale;car il est peu de nations dont la force productive indus-trielle ait été si prodigieusement dilatée que celle de laBelgique . B lui faut donc de l’air et de l’espace pour s’é-pandre au dehors. Elle est en plein aujourd’hui dans lanécessité d’une association douanière.
La puissante considération qui a porté les nations ger-maniques à surmonter des obstacles longtemps regardéscomme invincibles, pour arriver à l’union commercialequi va faire la prospérité de tous ces petits Etats, n’a paseu d’autres fondements que le besoin de respirer.
L’existence des petits pays, jadis possible sous l’èreagricole, ne l’est plus dans l’ère du travail manufactu-rier, où l’Europe entière est engagée sans pouvoir rétro-grader.
Un exemple fera comprendre à tout le monde le besoinde ce passavant général à travers toutes les nations ci-vilisées, sous le régime scientifique, industriel et com-mercial, qui est aujourd’hui le sine quâ non de la vie despeuples.
LAISSEZ PENSER, LAISSEZ PARLERLAISSEZ PLANTER , LAISSEZ POUSSERLAISSEZ FAIRE ET LAISSEZ PASSER.
Supposons, par exemple, que toutes nos provinces ouque tous les départements français fussent entourésd’une ligne de douanes. Quel capitaliste oserait fonderune fabrique un peu importante, avec la certitude queses produits dépasseraient de beaucoup les besoins de salocalité ?