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Tome premier.
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manqué que la divulgation pour réussir; les charlatansseuls connaissent et profitent habilement de cette puis-sance trop dédaignée. Les laissera-t-on donc toujoursen possession? Ne se formera-t-il jamais une honnêtecoalition, pour leur arracher ce palladium usurpé ducommerce et de l’industrie?

La France , on peut le répéter, est maintenant enétat (1) de fournir à ses usines toutes les espèces d’acierdésirables ; mais il n’y a pas bien longtemps et il nous

(1) 11. y a de quoi s’étonner du temps qu’il a fallu pour répandrela cémentation en France , alors que depuis plus d’un siècle l’An-gleterre et l’Allemagne la pratiquaient parfaitement.

Il a fallu tous les efforts du célèbre Réaumur pour découvrirleur procédé. Réaumur fut puissamment secondé en cela par le roide France , qui lui fit une pension de 12,000 livres et lui fournitdes sommes considérables pour les essais dont il publia le résultaten 1717. Voici les proportions du cément auxquelles il s’arrêtapour la conversion accélérée du fer en acier : 2 parties de cendres ,

1 partie de suie, 1 partie de charbon pilé et 3/4 de partie de selmarin. Les proportions suivantes opéraient plus lentement, maisplus sûrement à son idée : 2 parties de suie, 1 partie de charbonpilé, 1 partie de cendre et 1 partie de sel marin.

Pour opérer en grand, il prenait par chaque quintal de fer 7 li-vres de suie, 3 1/2 livres de charbon, 3 1/2 livres de cendre,

2 1/2 livres de sel marin.

Ce fut la trempe en paquet qui le mit sur la bonne voie. On amodifié depuis lors ce procédé comme suit : 4 parties de charbon ,

3 partie de suie , 1 partie de cuir.

Réaumur fit des milliers d’essais avec des centaines de substan-ces, parmi lesquels il reconnut que le plâtre faisait rapidement fon-dre le fer dans le creuset.

En général, il n’y a que le charbon qui opère; le sel rend l’aciercassant. Du reste, tous les fers ne sont pas propres à se convertiren acier , et chacun exige une différence dans le traitement. Réau-mur obtint le premier de l’acier fondu par accident.