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Tome premier.
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souvient de l’époque où cette précieuse matière était sirare qu’un ouvrier se serait mis à genoux devant unpetit morceau d’acier anglais -, c’était avec la plus grandeparcimonie qu’on en soudait quelques atomes aux in-struments tranchants. Aujourd’hui, grâce à la science,l’acier est devenu assez vulgaire pour qu’on n’hésite pas,en beaucoup de cas, à le substituer au fer dès qu’il s’a-git d’obtenir une résistance plus grande sous un moin-dre volume : la différence de prix n’est déjà plus unempêchement.

On fabrique d’ailleurs tant de sortes d’aciers et tantde qualités diverses, qu’il y en a pour toutes les appro-priations et de tous les prix imaginables.

Ayant eu l’occasion d’étudier ce métal et de faire surla trempe quelques découvertes qui ont mérité l’atten-tion des sociétés savantes et l’insertion dans leurs Mé-moires, nous croyons pouvoir entrer dans quelquesdétails qui ne seront pas sans intérêt pour nos indus-triels.

On a cru jusqu’aujourd’hui que l’acier n’était, commela fonte, qu’un composé de fer, de carbone et de sili-cium; mais un chimiste prétend, au dire du docteurUre, avoir trouvé de l’acier sans carbone. Quoi qu’il ensoit, est réputé acier, tout fer qui durcit à la trempe.On connaît cinq espèces principales d’acier : l’acier decémentation, l’acier de forge, l’acier naturel, l’acier fonduet le wootz.

En enfermant des morceaux de fer en vase clos, avecdu charbon pilé, de la suie, de la corne, du cuir et au-tres matières qui contiennent beaucoup de carbone, ensoumettant ensuite à un grand feu ce vase entouré d’ar-gile, durant un certain nombre d’heures, on retire du

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