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Tome premier.
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en cédant du carbone au fer, mais encore en enlevantdu carbone à la fonte, et pour cela il faut affiner de la fonteblanche très-lentement, en ayant soin de clore Popéra-ration précisément quand la fonte a perdu seulement ladose de carbone qu’elle avait de trop pour constituer del’acier; en continuant la fusion trop longtemps, on n’ob-tiendrait plus que du fer, auquel on serait forcé de ren-dre du carbone par la cémentation, si l’on voulait le ra-mener à l’état d’acier. L'acier Sirhenry est probablementcoulé en ce moment de la fabrication où le bain est en-core liquide et où la loupe n’est pas encore parvenue àl’état pâteux.

On obtient d'une masse de fonte blanche environ2/3 d’acier, que l’on raffine en le pliant et repliant surlui-même sous le martinet ; plus cette opération est ré-pétée de fois, plus l’acier est uniforme; mais il ne fautpas oublier que chaque chaude lui enlève un peu decarbone et qu’on finirait par le convertir en fer. C’estdes Pyrénées que nous vient l’acier naturel, c’est-à-direcelui que l’on fait passer immédiatement de certain mi-nerai à l’état d’acier.

On ne fait pas en Belgique ces trois dernières espèces.L’unique fabrique d’acier belge est celle de M. Regnier-Poncelet, qui est en pleine possession de l’acier de cé-mentation et de l’acier fondu; mais, selon l’habitude, onpréfère ce qui vient de loin, on veut de l’acier d’Allema-gne et d’Angleterre, à qualités et prix égaux ; il en est en-tré chez nous pour plus de cinq millions en huit années :si l’on eût apprécié à sa juste valeur l’acier de M. Ré-gnier, tout cet argent serait resté dans le bassin deLiège , et M. Regnier, industriel plein d’intelligence eld’activité, eût porté cette fabrication au plus haut de-