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destinés à décorer les monuments publics exposés enplein air ; il aura, d’ailleurs, sur le bronze l’avantage decoûter moins cher : son prix ne dépassera pas 80 cen-times le kilogramme.
De la trempe de l’acier.
L’article suivant étant le produit de notions recueil-lies sur la trempe de l’acier auprès des mécaniciens et dessavants les plus habiles de l’exposition, nous croyonsrendre un véritable service à nos industriels en le pu-bliant avec le résultat de nos propres expériences d’a-mateur, persuadé que nous sommes, que les amateursproprement dits ont plus fait avancer l’art de la trempeque les praticiens eux-mêmes. Nous ne tenterons pour-tant pas d’expliquer ce qui se passe dans cette mysté-rieuse opération ; le fait matériel et palpable, c’est qu’unebarre d’acier décapée, après avoir été trempée au plusdur, étant posée sur un fer rouge ou sur des charbonsardents , laisse apparaître successivement les teinteschromatiques suivantes : jaune-paille, jaune d’or, pour-pre, violet, bleu foncé, bleu clair, gris ou couleur d’eau.Si l’on trempe cette barre dans l’eau froide pendant quesa surface subit un de ces changements de ton, l’acieracquiert différents degrés de dureté correspondant àchacune des teintes colorées dont il s’agit.
L’acier surchauffé au rouge blanc est ordinairementtrès-gonflé, ses molécules désagrégées semblent avoir