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Tome premier.
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Il est vrai qu’on redresse ensuite les aiguilles cour-bées , avec le marteau ; mais il en reste des empreintesqu’il est très-difficile de faire disparaître.

Nous ne voulons pas énumérer ici les nombreux avan-lages de la trempe à l’huile, avantages qui se propagentdans les opérations subséquentes ; il nous suffira de direque la différence est de nature à changer de perte àgain la marche d’une fabrique.

Ce qui se passe dans la trempe de ces petits outils,dont on peut aisément étudier la fracture, a lieu éga-lement dans toute pièce, petite ou grande, qui n'exigepas une trempe dure et cassante, mais modéréeet convenable aux différents usages de la mécani-que.

L’huile a réellement aussi la faculté de donner ducorps à l’acier, ou peut-être d’empêcher qu’il n’en perde,sous l’action de l’air et de l’eau; ce qui le prouverait,c’est que cette trempe peut être répétée très-longtempssur le même acier, sans en détériorer la qualité pre-mière (1), c’est-à-dire que le carbone qu’il perd à la forgelui est rendu par l’huile qui est un des corps les plus

(1) Cette faculté de retourner souvent au feu, sans perdre soncarbone, est de la plus haute importance dans la fabrication desarmes de prix.

Deux ouvriers des plus habiles de la manufacture de Solingen ,avaient de fréquentes disputes au sujet de leur talent réciproque ; ledirecteur, pour y mettre fin , leur proposa de concourir à qui fe-rait la meilleure épée ; un mois après, ils se présentaient tous lesdeux devant un jury d’ouvriers compétents. L’un saisit la pointe deson épée et lui fait toucher la garde, la lame part et se redressesans garder la moindre courbure l’autre ne portait rien qu’uneespèce de tabatière sur le couvercle de laquelle il visse une monture,touche un ressort, et l’épée jaillit de la tabatière dans laquelle elle