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Tome premier.
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carbures. L’acier n’éprouvant pas non plus, à la trempeau bain d’huile, cette contraction dangereuse que nousavons signalée, il s’ensuit que la tourmente de ses molé-cules s’exerce dans des limites beaucoup moins éten-dues, elle peut par conséquent se répéter plus souventque dans l’ancien système (1); cette trempe est d’ailleursla plus expéditive et la' plus commode que nous con-naissions ; un excès de chauffe n’est pas même nuisibleà l’acier trempé dans l’huile, comme il l’est à l’aciertrempé dans l’eau; même raison que la précédente; —reprise du carbone, — vérification du procédé de latrempe à la résine, dont nous avons déjà parlé.

Nous résumerons cet article un peu long, mais d’unpuissant intérêt pour nos fabricants, en déclarant que lesecret de la trempe consiste, désormais, dans l’établis-sement d’un moyen quelconque de chauffer également lesobjets d’acier, dans toutes leurs parties, et dans la prépara-

avait été roulée comme un serpent. A ce coup de maître, le rivals’inclina et proclama son adversaire roi de l’épée.

(1) Les idées ne s’étendent pas toujours fort loin dans les ancien-nes fabriques; on tient scrupuleusement aux vieux procédés,pourvu qu’ils aillent passablement ; mais personne ne tente de lesaméliorer : par exemple , il n’y a pas longtemps que l’on connaît àAix-la-Chapelle la manière anglaise de polir les aiguilles. Ce futseulement vers 1785 que la maison Pastor de Borcette envoya unde ses ouvriers outre-mer, pour apprendre, qu’au lieu d’huile lesAnglais mêlaient du savon à la potée d’étain, car l’huile a l’incon-vénient d’engluer les aiguilles d’une sorte de cambouis qu’il esttrès-difficile d’enlever quand il s’est un peu durci.

Cet Argonaute prussien fit très-bien valoir les dangers qu’il croyaitavoir courus à la conquête de cette toison, que nul dragon ne gar-dait ; car cette découverte fort simple, que n’avaient pourtant pu fairetoutes les têtes réunies des fabricants d’aiguilles , fut pour lui unesource de fortune.