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soude même le plomb au cuivre avec la seule attentiond’élamer le cuivre ; on soude aussi le plomb au zinc, etsi le fer et le cuivre n’étaient pas aussi conducteurs ducalorique qu’ils le sont, nul doute qu’on ne les soudâtde même, tant ce mélange d’air et de gaz a de puissance.
Pour en donner une idée, il nous suffira de dire queM. de Richemont est parvenu à fondre un fil de platine.Il n’y a que la soudure au plafond qui offre de la diffi-culté, encore est-il vrai qu’un ouvrier adroit peut y faireune réparation en soutenant les gouttes sur une petitetruelle de fer; mais comme l’action des acides n’est pasà craindre au plafond des chambres de plomb, on pour-rait y faire tenir de la soudure d’étain à l’état pâteux, etl’étendre avec un fer mince rougi par la flamme du cha-lumeau.
On peut aussi braser au cuivre une foule de petitespièces de fer ou d’acier; pour cela le chalumeau Riche-mont est une chose impayable, et pourtant nous venonsd’apprendre qu’il ne coûte pas bien cher, puisqu’il y ena de 200 à 300 francs.
Quand ces instruments seront répandus, ils pourrontfournir à la consommation des sulfates de fer et deziuc.Chaque plombier pourraopérer lui-même la cristallisa-tion dans de simples bacs en bois, ou livrer scs eauxsaturées à une fabrique qui les lui achètera volontiers.
M. de Richemont a laissé peu de chose à essayer enfait d’applications de son procédé. Par exemple, il habillede plomb, les cuillers de fer, ainsi que les entonnoirset les filtres, dont tous les trous sont enveloppés deplomb, afin que ces ustensiles, indispensables au manie-ment des acides, réunissent la solidité à l’insolubilité.
Il construit aussi de petits appareils de Wolf, propres