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Tome premier.
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à la distillation des acides et moins fragiles que ceux deverre ; mais le plus grand service que son procédé soitappelé à rendre à l’industrie, c’est de pouvoir garnir enplomb l’intérieur des barriques et des tonneaux, qui se-ront bientôt substitués aux bonbonnes ou ballons deverre, si brisables et si dangereux dans le transport etle maniement des acides.

Désormais, l’acide sulfurique pourra se voiturer sansplus de précautions que celles qu’exige un tonneau debière ou de vin ; les risques de mer en seront considé-rablement diminués, par conséquent les primes d’assu-rances beaucoup moins élevées.

C’est seulement alors qu’on aura la faculté d’aller éta-blir la production de l’acide sulfurique sur les lieux oùse trouve le soufre, comme en Sicile et peut-être enIslande , où ce produit abonde, sans qu’on ait encore sé-rieusement songé à l’exploiter.

Nous saisissons l’occasion de recommander cette spé-culation à nos industriels, s’il en est que la mer n'effraiepas trop, car à présent que le soufre de l’Etna est mo-nopolisé, c’est une bonne fortune de pouvoir s’adresserà celui de YHécla ; mais il faudrait y conduire du com-bustible.

Nous savons que quelques industriels belges se livrentavec succès à des essais pour extraire le soufre des py-rites; il parait que le succès a dépassé leur attente : lapyrite contient 44 de soufre absolu; ils en retirent, dit-on, 33 d’acide sulfureux.

On a fait grand bruit d’un procédé pour extraire lesoufre du plâtre de Paris, qui n’est qu’un sulfate dechaux, mais les expériences auxquelles un de nos amisa assisté n’ont pas répondu à l’attente ni aux menaces de