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acidulée; car si quelques morceaux de zinc s’y trou-vaient oubliés, ils pourraient produire momentanémentassez de gaz pour faire une légère détonation qui n’au-rait d’ailleurs d’autre effet que d’effrayer l’imprudentLucifer.
Nous terminerons ici tout ce que nous savons de neufsur le plomb (1); nous ne dirons pas comment on le gra-nule pour la chasse, quoique nous ayons tiré d’embar-ras, il y a quelques années, un plombier de Bruxelles qui n’avait pu jusque-là obtenir un grain rond, et quifait merveille aujourd’hui.
Nous n’entrerons pas non plus dans la compositiondes acétates, des carbonates, de la litharge et des mi-nium, toutes choses dont on trouve des aperçus plusou moins satisfaisants dans les dictionnaires technologi-ques ; nous dirons seulement aux artilleurs qu’ils pour-raient imiter un amateur de Troyes, en Champagne ,lequel entoure ses boulets d’une enveloppe de .plombd’une ou deux lignes d’épaisseur. Cette enveloppe au-rait le double avantage de conserver les projectiles quisont ordinairement mis hors d’état de servir après quel-ques années d’exposition à l’air et de ménager l’âme descanons, tout en donnant plus de justesse et de portéeau tir.
(1) Nous devons néanmoins parler d’un procédé, encore peuconnu, que l’on possédait déjà pour souder le plomb par le plomb.On taille en biseau les deux feuilles à souder, on les rapproche etl’on forme deux petites digues d’argile humide alentour, en ayantsoin de salir d’argile avec les doigts, toutes les parties où l’on neveut pas que le plomb s’attache, puis on coule très-chaud dans larigole ; le plomb qui tombe fond les deux rives et la soudure estaccomplie. On répare ensuite au ciseau et à la râpe.
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