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Tome premier.
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l’inventeur dont M. Laffitte paraissait s’effrayer mal àpropos.

La dépense du procédé de M. de Richemont est fortpeu considérable et ne s’élève pas au douzième de celledu procédé ordinaire, quant à l’économie de la soudure;pour la dépense du gaz, elle n’est pas même équiva-lente à celle du charbon et des fers de l’ancien procédé;mais l’économie de temps est de beaucoup en faveur duprocédé nouveau, et si l’on doit porter en ligne de compteles probabilités d’incendie, nous pouvons dire que le pro-cédé Richemont économisera au moins cinq cathédralessur six ; car les plombiers sont les Érostrates modernes ;c’est toujours par un réchaud de plombier, abandonnédans les combles, pendant les heures de repas, que lesincendies historiques ont été perpétrés.

Il n’y a plus rien à craindre du feu avec le nouveauprocédé, quand même la mèche serait abandonnée surle plancher et que l’on oublierait de l’éteindre en tour-nant le robinet; car le jet prenant, à cause de la formedu chalumeau, la position horizontale, la flamme conti-nuerait à brûler dans l’espace, jusqu’à épuisement duzinc, sans toucher au plancher, comme le ferait un ferrouge ou un charbon.

Nous croyons que ce procédé ne tardera pas à êtreutilisé par les orfèvres, les fabricants de chaînes d’or etde filigranes, les souffleurs de verre, et dans une fouled’arts et métiers qui ont besoin d’un outil de feu faisantsur les métaux l’effet caustique de la pierre infernalesur les chairs. Quant à la crainte des explosions prove-nant du mélange de l’air et du gaz, elle est ici sans fon-dement, à moins qu’on ne s’approche avec une lumièrede la partie de l'appareil où s’opère le reflux de l’eau