— 584
ces de matière passée du dessous de l’outil au-dessus.Et comme on sait bientôt quelle est la contenance del’instrument, on le retire tout juste quand il est plein :cette indication ne saurait tromper.
Il est bon, avant de retirer le mouton, de le laisser enrepos pendant une ou deux minutes, pour permettreaux plus lourdes molécules de boue qui se trouvent ensuspension dans le fond du puits, de se déposer dans leseau; mais il faut bien se garder de le laisser tout aufond pendant longtemps, car le mouton pourrait setrouver incrusté; il suffit de le relever de 7 à 8 poucesplus ou moins.
L’emporte-pièce.
Voici l’instrument le plus compliqué de notre système,et cependant l’on verra combien il est encore simple etpeu coûteux. Le mouton parait suffire aux Chinois quine travaillent que dans la roche du canton de Ou-Tong-Kiao, où ils forent des puits de 4,800 pieds pour unesomme demille et quelques cents taëls, équivalenteà dixmille francs de notre monnaie. Ils auraient donc creusécent puits plus profonds que celui de l’abattoir de Gre-nelle, avec la somme que celui-ci aura coûté. La villede Paris n’aurait pas mal fait d’appeler les Chinois àsoumissionner l’entreprise en concurrence avec M. Mu-lot. Le mouton, disons-nous, qui leur suffit pour traver-