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ser les terrains durs, assez solides pour ne pas exiger detubage, ne vaudrait plus rien dans les argiles plastiqueset les sables boulants. Il a donc fallu trouver un outilapproprié à cette espèce de terrain. Nous sommes tombétout d’abord sur un cylindre à soupape, qui doit avoirété inventé par tout le monde ; mais dont on ne com-prend pas bien l’effet. En voici un exemple :
M. Alvin, qui conduisait notre forage de Marien-bourg, ayant laissé tomber le trépan au fond du puits,était parvenu, en essayant de le retirer, à produire unéboulement qui avait enterré cet outil sous douze piedsde galets roulés, dont plusieurs avaient la grosseur dupoing.
Il nous écrivit pour nous informer de la piteuse cir-constance qui le forçait à réclamer assistance.
Nous partîmes aussitôt, et grâce au cylindre àsoupapeque nous fîmes jouer sur l’éboulement, nous parvînmes,en moins de huit heures de travail, à enlever tout cedépôt et à saisir le trépan par une de ses anses de ré-serve que la prudence nous avait inspiré d’y placer,pour ne pas être obligé, comme les Chinois, de passersix mois à piler notre outil dans son trou.
Un vieux sondeur à la barre, qui, à un quart de lieuede nous, était occupé à un autre forage, était présentquand nous vidions notre outil à soupape. Son étonne-ment fut au comble, lorsqu’il en vit sortir jusqu’àquinzeà vingt livres de gros cailloux, lui qui n’avait jamaispu retirer de ses trous que de la poudre de pierre con-cassée. Il conçut dès lors une si haute opinion de notreprocédé, qu’il nous offrit d’abandonner le sien pour di-riger le nôtre. Nous commîmes, en cette circonstance,la faute que nous reprochons aux sociétés et aux gou-