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Tome premier.
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à l’aisequ’un seul homme pouvait aisément le faire mou-voir circulairement. Ce puits avait été entrepris parM. Selligue,notre associé,contre notre avis formel,parceque nous savions qu’il ne pouvait y donner ses soins,occupé comme il l’était à la mise en pratique de notreinvention du gaz.à l’eau dans la ville de Saint-Vallier ;mais la manie de l’ubiquité devait perdre cet homme,comme elle en a perdu tant d’autres : il a voulu soumis-sionner à un prix ridiculement bas une entreprise desplus chanceuses et s’est imaginé qu’il suffisait de ladonner à conduire à un teneur de livres en parties dou-bles, pour la voir réussir. Néanmoins, la méthode est sifondamentalement bonne que ses gens étaient déjà par-venus sans encombre à 600pieds de profondeur, en moi-tié moins de temps et de frais qu’on ne l’eût fait par laméthode ordinaire.

Lorsque nous allâmes visiter ces travaux, abandonnésà quelques ouvriers maladroits, il y avait un mois, di-saient-ils, qu’ils étaient ensorcelés, car ils n’avaient pasavancé d’un pouce.

A la première inspection des outils fabriqués parM. Selligue, nous nous aperçûmes que nos plans avaientété tronqués dans l’exécution, de la manière la plus irra-tionnelle , et que la couronne que nous voulions avoir,et pour cause, d’une seule pièce, était composée de 12dents d’acier, attachées sur une rondelle de fer par depetites vis de fusil. Nous nous récriâmes sur le dangerqu’il y avait de les voir se détacher ; et, en apercevantde la limaille de fer dans les déblais, nous ajoutâmes quece serait un miracle qu’il n’y en eût pas quelques-unes aufond. Les ouvriers nous firent honteusement l’aveu qu’iln’y en avait pas moins de onze en ce moment, et nous

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