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Tome premier.
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Quand on retire cet outil légèrement conique, il seredresse de lui-même, et remonte dans le tube avec unfaible frottement contre*les parois. Cet instrument doit,comme le trépan, avoir un réceptacle pour la boue.N’oublions pas de dire qu’il faut avoir soin d’imprimerun mouvement de torsion à la corde pour que le moutontravaille tout autour du trou, en changeant de place àchaque coup. On emprisonne à cet effet la corde dans untourniquet de bois entaillé d’une queue d’aronde, dansson milieu, et on la serre avec un coin de bois danscette entaille. Ce tourniquet a environ deux pieds de 1long : un ouvrier le manoeuvre aisément en faisantpasser, à chaque coup, une extrémité du levier d’unemain dans l’autre. Après avoir tourné quelque tempsdans un sens, on laisse la corde se détourner vivement,et l’on recommence ; de cette manière le trou ne peutjamais manquer d’être cylindrique, et surtout exacte-ment perpendiculaire. Nous avons eu mille peines à fairecomprendre tout ceci à de célèbres ingénieurs auprèsdesquels nous avions la naïveté d’aller chercher des lu-mières et des encouragements, deux choses dont ils ontpris le plus grand soin de nous sevrer. L’un d’eux nousdisait, avec sa brusque franchise : « Si vous faites ja-mais un trou avec vos outils, ce sera dans votre bourse,mais jamais dans la terre. » Il veut bien convenir au-jourd’hui que nous avons fait un trou dans les deux. Nousrépétons aux hommes de génie qu’ils ne feront jamaisrien, s’ils s’en rapportent à l’avis des hommes du génie.

C’est par le moyen dont nous venons de parler qu’onest parvenu à descendre un seul tube, en tôle rivée, de dixpouces de diamètre, à 600 pieds de profondeur dans lepuits de l’école militaire; tube qui se trouvait tellement