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Tome premier.
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France , des dépenses faites par les capitaines Ross etParry, Freyssinet et Durville, bien qu’elles n’aient eupour but que d’explorer des mers où il reste à peinequelques ilôts à glaner.

Pourquoi ne ferait-on rien pour envoyer une sonde àla découverte dans les entrailles de la terre?

On ne connaît pas d’excavation plus profonde que lesmines de Guanaxuato au Mexique , et ces mines n’ont que1,800 pieds ; celles de Liège en ont 12 à 1,500 ; ne serait-il pas curieux de commencer au fond d’une de ces houil-lères un forage de deux à trois mille pieds de plus? carla chose est aujourd’hui devenue très-praticable soitavec la méthode chinoise, soit même avec la sonde ar-tésienne perfectionnée comme, elle vient de l’être à Ces-singen, par la substitution des tiges de bois à celles defer et d’autres améliorations fondamentales que nous nepouvons nous dispenser de faire connaître plus loin.

On verra que si la Belgique est le pays où les puitsartésiens ont eu le moins de vogue, c’est néanmoins dansce pays que le sondage aura reçu ses principaux per-fectionnements.

En commençant le forage à 1,300 pieds perpendicu-lairement au-dessous d’une ancienne bure , l’opéra-tion doublerait de vitesse, puisqu’on n’aurait plus besoinde démonter la sonde ; on la retirerait tout d’une pièce,à l’aide d’une machine à vapeur et d’un câble, aussirapidement qu’on remonte un cuffat.

Il est certain que toute l’Europe savante serait atten-tive aux résultats d’une pareille recherche ; la géologiey puiserait un grand enseignement, et nul ne peut pré-voir l’importance des découvertes qui pourraient avoirlieu dans ces terres inconnues. L’imagination en est vi-