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Tome premier.
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vement stimulée quand on songe que toutes nos riches-ses minérales viennent des entrailles de la terre, dontnous n’avons fait jusqu’ici qu’effleurer l’épiderme.

Qui pourrait dire qu’on ne rencontrera pas des bancsde houille assez considérables pour rassurer la postéritéla plus reculée? Qui pourrait nier qu’on puisse frapperune source d’huile de pétrole, suffisante pour servir àl’éclairage de toutes nos villes, quand on sait que leroyaume de Siarn possède deux sources semblables quiforment un des principaux revenus de l’empire, et qu’enChine , on rencontre une grande quantité de ce bitumeminéral, produit de la distillation souterraine des houilles ?

Qui pourrait affirmer qu’on ne tombera pas sur unbanc inépuisable de sel gemme, qui rapporterait des mil-lions au trésor, par la facilité du nouveau procédé d’ex-traction, sans qu’il soit nécessaire de creuser des villagessouterrains comme aux mines de Wilicka; procédé quenous solliciterons la permission de faire connaître?

Qui pourrait dire qu’on ne donnera pas issue à uncourant violent et perpétuel de gaz hydrogène carboné,comme il s’en trouve plusieurs en Chine , dont un seulfournit le combustible nécessaire à la mise en ébullitiondes 300 chaudières de la grande saunerie de Tsélicou-Tsing ?

Outre ces richesses, qui sont au bout de la sonde desChinois, ne peut-il pas s’en rencontrer d’une autre na-ture sous notre sol? Si les métaux les plus pesants sesont déposés les premiers, n’est-il pas possible qu’on lesretrouve à l’état natif, à une profondeur où ils auraientété mieux préservés de l’oxydation que les éjections ré-pandues à la surface qui nous donnent tant de peine àréduire.