•■héon consacré à la gloire (les grands hommes de la Ba-vière , près de Ratishonne, sa seconde capilale. Là vien-nent se ranger chaque jour les statues de toutes lescélébrités bavaroises, fondues en bronze par les soinset dans les ateliers de cet artiste couronné.
Il s’entend directement avec ses architectes, ses pein-tres et ses maçons; tout est prêt, font est achevé dansles derniers détails d’intérieur, avant qu’un seul coupde pioche soit donné sur l’emplacement de l’édifice pro-jeté; c’est alors seulement qu’il annonce la prochaineapparition de ses palais, de ses temples, de sa Pinaco-thèque ou de sa Glyptothèque, et c’est comme par en-chantement que des monuments aussi vastes que la Ma-deleine sortent de terre tout achevés en une seulecampagne. A ce compte, il terminerait en trois mois la
«leurs de cloche avaient propagé l’opinion que plus il y avait(l’argent mêlé aux cloches, plus le timbre en devenait argentin.
On conçoit que les pieux seigneurs, les fabriques d’église et lesriches couvents, luttaient à qui livrerait le plus de métal précieux àces fondeurs, lesquels le mettaient soigneusement en poche, tout engravant sur la cloche la quantité (l’argent qui s’y trouvait alliée.
Ceci ressemble à ce que faisaient les anciens mitrailleurs italiens,qui escroquaient des quantités énormes d’émeraudes, de béryl, etde topazes aux seigneurs du moyen âge, pour donner, disaient-ils,à leurs vitraux , ces brillantes couleurs, qu’ils puisaient à si bonmarché dans les oxydes métalliques.
On voit que le temps des secrets dans les arts et métiers, était labon temps pour ceux qui les exerçaient. L’analyse chimique estvenue détruire tout cela, même sans la coupellation, procédé longet qui exige tics appareils particuliers.
Voici quel est aujourd’hui le procédé d’analyse par la voiehumide.
Qn’on place dans un creuset 33 décigrammes de l’or dont on veut