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Tome second.
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le bâtiment de la sucrerie, qu’on établit au milieu deschamps de cannes.

Les moyens mécaniques pour écraser le roseau sontaussi bruts que possible. Dans une partie de l’Inde lemoulin à cannes se compose de deux cylindres en boissuperposés longitudinalement et mis en action par qua-tre hommes ; un cinquième est chargé de placer la canneentre les deux cylindres, et le jus est recueilli dans unerigole placée au-dessous de ces cylindres.

Dans une autre partie de ce pays, les moyens d’ex-traction sont encore plus informes. Un tronc d’arbrecreusé forme une espèce de mortier dans lequel onjette la canne coupée par petits morceaux. Cette canneest triturée dans ce mortier au moyen d’une autre piècede bois arrondie à son extrémité inférieure, et à laquelleon imprime un mouvement de rotation soit par la forcedes hommes, soit au moyen d’une paire de bœufs. Lejus de la canne sort par un trou pratiqué au fond dece mortier.

L 'équipage pour la fabrication du sucre est en rap-port, par sa simplicité, avec le bâtiment et les moyensmécaniques. Il se compose d’un mauvais fourneau enterre dans lequel se trouve renfermée une série de potsde même matière depuis 8 jusqu’à 10, placés longitudi-nalement les uns à côté des autres et quelquefois ter-minés par une chaudière de fonte.

Tout cet outillage est chauffé par un seul foyer, placéà une des extrémités et qu’on alimente avec la bagasscou résidu des cannes exprimées. Le seul ingrédient em-ployé pour la fabrication est le lait étendu d’eau, qu’onprojette, de temps à autre, dans le jus en ébullition,pour faciliter la formation et la séparation des écumes.