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Peu de temps après la publication d 'Achard, deux fa-briques s’établirent en France , l’une à Saint-Oum prèsParis, l’autre dans l’abbaye de Chelles près Paris égale-ment; mais elles n’eurent aucun succès.
Cependant les recherches et l’activité des chimistesne se ralentissaient pas; en 1804, M. Ch. Derosne , deParis , alors raffincur, imagine de décolorer les siropspar l’alumine obtenue de l’alun précipité par la chaux,et fait de ces sirops décolorés la base d’un nouveau pro-cédé dit de clairçage, procédé dont s’empara par la suiteHoivard , en Angleterre et qu’il comprit dans une patentedemandée en décembre 1812. Ce procédé de clairçageconsiste à blanchir, soit les sucres raffinés, soit les su-cres bruts, au moyen d’un sirop très-décoloré que l’onverse sur la base de la forme, et qui, traversant lamasse, en chasse la mélasse et s’interpose en partie à saplace.
ration dont on ne lit pas grand cas jusqu’ici, vient de la perfection-ner au point d’obtenir, en présence d’une commission de la sociétéd’encouragement, huit pour cent de sucre brut du premier jet etplus de deux pourcent du second jet, ce qui élève aujourd’hui lerendement total de cent kil. de betterave qui flottait entre 8 et6 p. °/o, à près de dix et demi pour cent. Il est vrai que le sucre decanne, qui ne donnait que 6 à 8 p. °/o, fournit aujourd’hui 14 et18 avec les appareils européens.
Quoi qu’il en soit, le sucre de betterave peut être considérécomme sauvé pour au moins une dizaine d’années par la macéra-tion qui est une opération des plus simples.
Nous ne savons si ces dix pour cent sont le produit absolu dusucre contenu dans la betterave, ou s’ils sont en partie le produitd’une formation chimique, opérée par la réaction d’un acide sur lapulpe, dont nous avions déjà fait pressentir ailleurs la possibilité,d’après la belle découverte de KirkofT.lUIM'OKT 2.
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