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En 1815, M. Simeon Dorion, de Nantes , tenta d’im-porter aux colonies un agent de clarification, dont il litd’abord un secret, mais qu’on sut depuis être l’écorcede l’orme pyramidal ou theobroma azitwa; après avoirtraité avec le conseil de la Martinique pour la sommede 120,000 fr., le payement de cette somme lui fut re-fusé, son procédé n’ayant pas été reconnu offrir les avan-tages qu’on en avait d’abord espérés.
En 1822, M. Ch. Derosne, considérant qu’une ma-tière clarifiante était indispensable aux colonies pouraider à î’applicalion du noir animal, songea à dessé-cher un résidu composé presque entièrement d’albu-mine pure. Cette matière était le sang, séparé de lafibrine, et provenant des animaux abattus dans lesboucheries de la ville de Paris; cette dessiccation, pourdonner un produit soluble dans l’eau, avait besoin d’êtrefaite dans de certaines conditions. M. Derosne montaune fabrique, s’entendit avec un colon demeurant à Pa-ris , M. Gallard de Zalen, et bientôt ce produit put êtrelivré aux colonies, qui continuent encore aujourd’hui àl’employer.
L’application du noir animal continuait à rendre degrands services au raffinage et à la fabrication du sucre,lorsqu’en 1825, M. Dumont, alors raffineur, eut l’idéeingénieuse de changer la manière de l’employer. Jusque-là le noir en poudre fine était mélangé dans la chaudièreavec le sucre, où il se mettait en contact du mieux pos-sible, mais son action se trouvait limitée par la quantitémême qu’on en pouvait employer ainsi. M. Dumont eutl’heureuse idée de mettre ce noir en une poudre plus gros-sière, de le ranger dans un libre en couche épaisse, etde faire filtrer le sirop à travers cette couche. Ce simple
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