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Tome second.
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changement, qui ne portait sur aucune matière nou-velle, maisqui changeait simplement la manière de mettreen présence le noir et le sirop, fut un pas immense faitdans l’art de fabriquer et de rafliner le 'sucre. Par ceprocédé, on obtint des sirops blancs comme de l’eau,c’esl-a-dire dans le plus grand état de purification. Toute-fois , ce procédé languit longtemps ignoré ou peu ré-pandu, entre lesmains de son auteur. Ce ne fut qu’en 1828que le hasard mettant en présence M. Derosne avecM. Dumont, ce dernier apprit toute la Valeur de sonprocédé dans son application au raffinage ; une sociétés établit alors entre les deux inventeurs, à la suite de la-quelle le procédé Dumont se répandit dans les raffinerieset les fabriques de sucre, où il est devenu aujour-d’hui d’un emploi général. l)e nombreuses tentativesfurent faites par ces deux messieurs pour introduire ceprocédé aux colonies; mais sauf quelques colons qui

comprenaient le progrès, la plupart, avec cet esprit deroutine qui les distingue, résistèrent à l’évidence, et,tandis qu’aujourd’hui la filtration fait le succès des su

creries de betteraves et des raffineries, cest a peine siquelques habitations des Antilles en connaissent 1 usage.C’est ainsi qu’en vivant en dehors de tous progrès, onvoit les malheureux colons français se débattre avec unacharnement d’autant plus grand, contre les fabricantsde sucre indigène, qu’ils n’en sont venus a les craindre

qu’après avoir longtemps méprisé leurs efforts.

Les principes d’évaporation dans le vide, appliquéspar Howard en Angleterre dès l’année 1812, ne furentpas perdus pour quelques bons esprits; et, bien que lesappareils employés fussent l’objet du plus grand secreten Angleterre, ils ne tardèrent pas à être devinés;