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l’eau. Cette méthode très-préconisée par M. Schuzenbach,pour l’emploi de laquelle il a monté plusieurs fabriquesdans le grand-duché de Bade , n’a pas encore produittous les avantages qu’on s’en promettait; mais il y a aufond de cela quelque chose qui n’est pas à mépriser:l’essai fait, pendant cette campagne, àViséparMM. Boschet iVIichiels, leur a donné 6 p. % de sucre, c’est-à-dire* P- °/ode plus avec la betterave desséchée, qu’avec labetterave crue. Dans tous les cas, ce procédé pourraitêtre avantageusement employé conjointement avec letravail ordinaire. On serait ainsi délivré des silos et delu main-d’œuvre qu’ils demandent ; on pourrait alorstravailler toute l’année, et avec un fort petit matériel,si les paysans s’occupaient du dessèchement partiel dansles campagnes ; il ne faudrait, pour introduire cette in-dustrie dans le pays, que quelques primes accordées parle gouvernement aux premiers cultivateurs qui fourni-raient la plus grande quantité de betteraves desséchées.
Au premier abord, ce procédé semblerait doubler lesfrais d’évaporation, car la dessiccation de la betteraven’est autre chose que l’évaporation de l’eau qu’elle con-tient; et lorsqu’on en revient, pour dissoudre le sucre,au lessivage des cubes desséchés, on se donne à éva-porer une seconde quantité d’eau peu différente de lapremière; mais les avantages (jue nous avons signaléspourraient bien contrc-balancer cet inconvénient, surtoutau moyen de la rapide évaporation que M. Pelletan nousannonce.
Une autre opération très-importante pour le succèsde la fabrication du sucre et du raffinage, après l’appli-calion du noir animal, était celle qui consistait à dimi-nuer la dépense introduite par l’usage de ce nouvel