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agent. Il fallait trouver le moyen de revivifier ce noir,e’est-à-dire de lui rendre, lorsqu’il avait absorbé toutesles impuretés du sucre, ses propriétés premières. Plu-sieurs essais, d’abord infructueux, eurent lieu dans cebut j mais tant qu’on s’en tint à vouloir revivifier le noiren poudre fine, préconisé par le procédé primitif deM. Ch. Derosne, on ne put y parvenir, car la ma-tière animale employée comme clarifiant, se trouvaitmélangée au noir. Le procédé Dumont, qui ne soumet-tait plus le noir quà 1 action d’un sirop déjà clarifiérendit possibles les moyens de révivification; plusieurschimistes ou industriels approchèrent du but d’une ma-nière plus ou moins compliquée : mais la révivificationopérée dans un cylindre entièrement ouvert à l’air,’dé-montra qu’il suffisait d’une température très-peu élevéepour opérer la décomposition des matières végétales quiobstruent les pores du noir par suite de leur absorption,dans l’acte de la décoloration, de sorte que ce procédéde revivification a maintenant fixé les idées d’une ma-nière complète.
Nous avons passé en revue à peu près tous les progrèssuccessivement apportés par le temps et par l’applicationd'hommes savants et laborieux, dans le travail du sucre,depuis l’enfance la plus ignorante jusqu’aux procédésles plus certains qui existent aujourd’hui ; nos lecteurspourront donc nous suivre avec fruit dans la descriptiondes appareils figurant à l’exposition des produits de l’in-dustrie française et qui sont l'expression des idées etdes principes les plus avancés que la science manufactu-rière ait acquis sur ce sujet.
Nous suivrons l’examen des appareil présentés à l’ex-position d’après l’ordre du travail dans la fabrication.