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Tome second.
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se décidât en Belgique à croire à la réalité des sucresindigènes; n’en déplaise à ceux qui s’indignent de nousvoir tremper dans tout ce qui a pour but l’intérêt de

procédé d’extraclion du sucre par la macération que M. Mathieu deDombasle a, pour ainsi dire, amoureusement couvé dans son sein,pendant de longues années, et qu’il se fait un plaisir et comme undevoir de montrer à tout le monde.

M. de Uombasle paraît avoir prouvé à la commission officielleenvoyée chez lui, et prouve encore chaque jour, qu’il lire 10 p. °/ 0de sucre de la betterave par la macération , et malgré tout cela lessucriers qui ne tirent que 4 à U refusent de le croire. Cependant,il se peut que dans l’opération de M. de Uombasle il y ait forma-tion chimique de sucre, comme dans le procédé de KirkolT, pourconvertir la pulpe végélale quelconque en matière sucrée, à l’aided’un acide et de la chaleur, comme nous l’avons déjà dit. En effet,qu’est-cc qu’un verjus, si ce n’est de l’acide et de la pulpe que l’ac-tion de la chaleur du soleil convertit en sucre de raisin?

Quoi qu’il en soit, M. de Doinbaslc donne ainsi la raison del’excédant de rendement que les jus de macération présentent surles jus d’expression.

Lorsqu’on travaille par les râpes et les presses, il se forme , auxdépens de la matière sucrée, dès le commencement du râpage, unematière visqueuse qui ne cesse de s’accroître jusqu’au moment oùla température du jus est élevée dans la chaudière de défécation àun degré voisin de l’ébullition. La rapidité du travail ne peutarrêter cette altération qui agit avec une activité si funeste, qu’enmoins de douze heures la masse du liquide d'expression peut de-venir filante et glaireuse. Plus tard, cette substance se combineavec la chaux et donne lieu a une matière insoluble qui forme unepartie considérable des écumes et du dépôt qui se séparent au mo-ment de la défécation.

Lorsqu’on traite des jus de macération, au contraire, ceux-cisont exempts de cette substance visqueuse , parce que les tranchesde betteraves découpées par le coupe-racine n’ont encore donnélieu à aucun écoulement de liquide susceptible d’altération, lors-qu’elles sont soumises à l’action de la température de l’eau bouil-

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