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Tome second.
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il existait à Dresde un vrai forte-piano à marteaux, faitpar Gottlob Schroter , avec lequel on pouvait jouer fort etfaible; que cet instrument a été présenté au roi de Po-logne qui avait ordonné de le perfectionner ; caron seplaignait de la persistance des sons qui s’entre-croisaientet nuisaient à l’harmonie, défaut qu’ont fidèlement con-servé les carillons de nos églises, (le fut Cristofoli quiinventa les étouffoirs en drap.

Le prix de ces instruments était de 40 ducats à Ratis-bonne. Mais Silbermann , grand facteur d’orgues deStrasbourg, vendait les siens 300 éeus. Silbermann mourut en 1782.

Le piano passa de l’Alsace en Angleterre.

Ln 1780, le comte de Brühl, ambassadeur de Saxe àLondres , qui avait le génie de la mécanique et deséchecs, crut découvrir que l’on obtenait le meilleur sondes cordes d’acier chauffées au bleu. Ce qu’il y a de cer-tain, c’est que toutes les cordes de piano qui nous sonttombées dans les mains étaient en lil de fer, à l’exceptionde celles des 16 dernières notes, qui sont en laiton.

Aujourd’hui les meilleures sont en acier. La moindretension qu’elles avaient à supporter était de 10 à 15 liv.par corde, ce qui ne fait pas moins de 3,000 liv. poul-ies 240 cordes dont se composaient les premiers pianos.Dans les pianos tout à fait modernes, dont les cordes sontplus grosses, la tension s’élève de 7,000 à 12,000 liv. :il serait donc bon d’employer un cadre en fonte, sinonde faire le piano entièrement en fer, comme l’avait es-sayé notre confrère Henri Gauguin, de Rouen , dans l’in-tention de le rendre plus léger et plus portatif.

Jadis, quand une bonne élève passait deux heurespar jour à son piano, cela suffisait à sa réputation; au-