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Tome second.
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chacune d’elles est appuyée, ce qui pouvait occasionnerun frôlement désagréable. Mais la tension des cordes esttelle, qu’il faudrait une force quintuple de celle dont leplus vigoureux pianiste peut disposer, pour que cet effetfût à craindre.

Les cordes de ce système ne subissent aucune torsion,car elles sont tendues par une vis de rappel, et non parune cheville. Il en résulte qu’on peut en quelques mi-nutes baisser le piano d’un quart de ton et le remettre àson diapason ordinaire, quand on le désire. Roller avaittracé sur les ressorts du piano unicorde dont nousvenons de parler, une ligne qui permettait de le baisserd’un quart de ton juste.

Il y a plaisir d’inventer quelque chose à Paris : lespremiers encouragements viennent toujours de la familleroyale c’est la princesse Clémentine qui a voulu avoirle premier unicorde. C’est la maison Pleyel qui s’estempressée d’acheter la première licence. Elle avait mêmeexposé un pianino pourvu de l’appareil Lepère.

Le breveté vend ses ressorts de I fr. 25 à 1 fr. 50;les facteurs belges pourraient donc s’en procurer aisé-ment; mais nos sociétés pianifères sont malheureuse-ment tombées en deliquium , comme dit l’abbé Sibire,sous les coups de l’agiot hébraïque et du bois vert.

Il y a, parmi les pianistes de Paris , un aveugle nomméMontai qui fabrique ses pianos lui-mème; ce qui a faitdire à un journaliste : qu’à deux pas l’un de l’autre setrouvaient un artiste privé de la lumière, qui avait faitun piano superbe, et un sourd qui accordait le sien lui-même.

Un jour que Montai causait, à l’exposition, avec plu-sieurs de ses confrères, il se prit à dire que la vue était