métal toutes les aiguilles varieront simultanément et l’ac-eord sera conservé.
La dilatabilité du fil de fer est de 0,001,233 ; celle dulaiton est de 0,001,878, et celle de l’acier de 0,001,079,pour cent degrés centigrades. On voit qu’il est urgent den employer qu'un seul métal, et M. Lepère, qui a si biencalculé la dilatabilité des bas-reliefs de la colonne Ven-dôme , ne peut qu’approuver celte indication.
On conçoit que le plus beau service à rendre à la mu-s, que, serait un moyen simple et infaillible de conserverI accord du piano ; nous sommes fier de pouvoir annon-ce, ‘ au monde harmonique que M. Sax père l’a décou-vt ‘ï't, et qu’il vient d’obtenir un brevet pour ce méca-nisme que nous n’avons pas encore vu ; mais commejamais M. Sax ne nous a flatté d’une découverte sanstenir parole, nous y croyons. Ainsi le piano discord, ouplutôt le piano faux (1), qui est le choléra des musicienset des amateurs, finira par disparaître de nos concerts,comme la lèpre est disparue de nos hôpitaux.
L’objection la plus sérieuse qu’ait fait naître le méca-nisme de Lepère, c’est que l'attaque énergique descordes risquait de les soulever du sillet mobile sur lequel
(1) On confond généralement dans le inonde les mots discordet faux. Le piano, taux est celui qui présente des tons imprati-cables , des tons mal coordonnés : la diflicullé est évidemment des'arranger pour que les demi-tons ne soient ni diatoniques, nichromatiques ; ils doivent être égaux avant tout ; mais aussimoyens entre ces deux espèces. Il est impossible, sans cette con-dition, que la touche noire puisse, dans tous les tons, servirsimultanément de dièse pour la touche blanche qui la précède, etde bémol pour la touche qui la suit en parcourant le clavier du graveà l’aigu.