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ont la chanterelle maigre et couverte, la seconde nasil-larde et équivoque; mais ils possèdent une bonne troi-sième et un excellent bourdon.
On voit qu’il faut chercher à rétablir cet équilibreque Stradivarius avait trouvé; mais il faut bien autrechose encore pour faire du violon un tout homogèhe,tant sous le rapport de la force que sous celui des vibra-tions. On nous comprendra mieux quand on compareraun bon violon à une cloche sans défaut dont rien netrouble la résonnance, et un mauvais violon à unecloche fêlée qui ne rend plus qu’un son étouffé.
On voit dès lors que les vibrations de la table de des-sous ne doivent pas contrarier celles de la table supé-rieure. Il faut enfin qu’il y ait concomitance et solidaritécomplète entre l’une et l’autre. Un coup de rabot de plusou de moins peut donner ou détruire cette qualité essen-tielle, indépendamment de la qualité du bois et desépaisseurs. On sent que ce raisonnement doit être juste;mais comment le mettre à fruit? C’est encore ce queM. Sax a découvert par l’étiule des vibrations du bois;c’est ce qu’il nous a démontré à l’évidence; mais il nenous a pas permis de donner son dernier mot. Nouscroyons néanmoins en avoir assez dit pour placer lesmaitres sur la voie, s’ils veulent réfléchir que les deuxtables doivent être mises dans un rapport harmoniquel’une avec l’autre : c’est-à-dire résonner d’accord l’uneavec l’autre quand on les frappe avant de les assembler.
Il ne faut pas non plus oublier que le violon doit êtreassez fort étant monté au diapason de l’orchestre pourrésisler à 40 kilog. de traction. Car il est arrivé au violonla mémo révolution qu’au piano : la grosseur des cordesayant été successivement augmentée, la traction s’est