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été adoptées; l’anecdote suivante en donnera une idée.Quand le jeune Cardon, de Bruxelles , entra au conser-vatoire de Paiis, il avait apporté une flûte de l’Anglais Potier, à trois clefs, nécessaires pour corriger les deuxnotes les plus maigres et les plus fausses de la flûte or-dinaire. Eh bien, ses maîtres lui défendirent de s’en ser-vir : les intrépides conservateurs regardaient cette utileaddition comme une innovation dangereuse.
Quand, au milieu d’un morceau d’ensemble, un bonfa ou un bon sol dièse se faisait entendre, le professeurapostrophait M. Cardon et faisait recommencer le pas-sage; car une bonne note jurait au milieu des mauvaises,. comme un homme de talent au milieu de médiocrités.Il est plus constitutionnel d’imposer silence à l'hommesupérieur, de .l'expulser même, que de s’en prendre àla majorité qui fait loi et dont il vient troubler l’heu-reuse harmonie.
Ceci donne la véritable explication des difficultés querencontre un esprit d’élite, pour prendre place dans unecorporation de nullités, à moins qu’il n’use de la recettede Sixte-Quint et qu’il ne joue l’infirme aussi adroite-ment que lui.
La nature semble avoir fait le bambou pour le tailleren flûte. Il présente exactementla conicité intérieure né-cessaire; les six trous percés selon l’écartement natureldes doigts, correspondent à peu près aux nœuds des vi-brations de la colonne d’air, et l’éloignement du troud’embouchure correspond à la place exigée pour donnerplus de grâce et d’aisance au musicien. Et, qui plus est,les trous sont à peu près ce qu’ils doivent être pour êtresentis et fermés hermétiquement par l’extrémité desdoigts.