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•1 y a beaucoup de fabricants de flûtes en France ;parce qu’il est très-aisé de faire de mauvaises flûtes;M. lulou, qui les perce aussi bien qu’il en joue, (iode-froid ainé, qui le suit de près, et Buffet (ils, se sont leplus distingués dans cette fabrication. Le village de laCouture , département de l'Fure, le dispute ensuite àMirecourt, petite ville des Vosges . Nous ne parlerons pasdes flûtes en cristal de notre cousin Laurent, elles sontassez connues et nous tenons à ne donner que du neuf,car il y en a plus que jamais au monde, quoi qu’on endise.
La flûte de Bochm, de Munich , que tout le monde imitec n France , et que le capitaine Gordon lui dispute, estune invention heureuse sous le rapport de l’intensité etde la pureté des sons que cet artiste lui a fait acquérir,en élargissant les trous. Mais elle change complètementl’ancien doigter; ce qui en rendra l’adoption longue etdifficile, et la mettra hors de cours, dès que M. Sax aurafait paraître la sienne. Cet artiste connaît par expériencele danger que court un facteur à construire un instru-ment qui sort du doigter ordinaire ; car il avait fait unbasson juste et sans défaut, pour l’exposition de 4825 àHarlem ; il avait divisé les tons et percé les trous à leurplace, et non d’après l’écartement des doigts, commecela existe sur l’ancien ; il avait mis des clefs là où desdoigts iic pouvaient atteindre : mais quand il le présentaaux professeurs, ils lui répondirent : « Votre instrumentest excellent; mais, croyez-nous, metlez-le au grenier;car personne ne voudra changer ses habitudes, ni refaireson éducation musicale, pour votre bon plaisir. »
H en est de la musique comme de la médecine; lesallopathes ne voudront jamais abandonner l’ancienne
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