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Tome second.
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n’ayant pas réussi à les imiter convenablement, en ontdégoûté les artistes. Il en a été autrement en Belgi-que , où l’on trouve peu de petites villes, peu de villagesmême, qui n’aient une fanfare où la trompette a clefsremplace la clarinette.

Il est curieux de voir une vingtaine de jeunes villa-geois fonder une société d’harmonie et souvent avantde connaître une note, acheter des instruments de Sax;puis, sous la direction de quelque ménétrier, parvenircn P eu de semaines à jouer, avec assez d’ensemble, desmarches et des pas redoublés ; quelquefois un an oudeux après on les retrouve, concourant aùx grands fes-t ,v als des villes de premier ordre.

Nous avons été témoin, il y a une douzaine dannées,des débuts de l’harmonie du vidage de Coursel, qui afini par apprendre la musique par la méthode de Jacotot.

Ce goût des Flamands pour la musique pourrait bienparaître un conte dans ce bon pays de France , où lespaysans en sont encore aux sifflets de sureau, et où l’ap-parition d’un flageolet serait considérée comme un nota-ble progrès dans plusieurs milliers de communes. Maisen revanche, presque tous les paysans français ont très-bien appris à jouer de la clarinette de cinq pieds, d’aprèsla méthode de Napoléon.

Le bugle tire son origine du Basshorn allemand , quiengendra l’ophicléide, lequel a les mêmes clefs que lebugle : les tubes cn sont seulement plus larges. Maistous ces instruments forment une même famille que l’onreconnaît à la voix et au caractère.

Les plus parfaits instruments sont ceux armés declefs; mais leur grand nombre et leur largeur, entamantplus ou moins les tubes, en altèrent la sonorité. Les bu-