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gles ont les tons de ré et de mi bémol sourds et trop bas ;les tons de mi et de fa, tellement mauvais que l’on croi-rait entendre une autre espèce d’instrument.
L ’ophicléide perd moins de ses bonnes qualités; maisses neuf clefs devraient être portées à onze pour le com-pléter.
En général, il n’y avait plus d’espoir pour les indivi-dus de cette race cuivrée, quand M. Sax père s’est misà renverser de fond en comble le système actuel. Deses débris refondus il a procréé deux nouvelles famillesd’instruments à clefs, en cuivre et en bois, dont la par-tie la plus faible est supérieure aux meilleures partiesdes autres : les sons, plus pleins, plus forts et d’une par-faite égalité, s’allient à une économie de clefs et à uneplus grande étendue de l’échelle chromatique.
Ce système renferme toute une série d’instrumentsnouveaux, à partir du plus petit bugle ou trompette àclefs, jusqu’à l’ophicléide. L’alto, la basse, la contre-basse et le bourdon offrent des sons inconnus et char-gés de couleurs nouvelles.
Nous devons expliquer ce que nous entendons par lacouleur d’un son ,• et nous l’expliquerons de manière àne pas laisser la possibilité d’en nier l’existence aux plusintrépides douleurs. Nous prétendons qu’il existe autantde couleurs de son qu’il y a de voyelles et de diphthon-gues dans une langue ; chaque note peut être parlée parun instrument ou par la voix comme a, e, i, o, u, eu,ou, etc., etc. ; chantez, pour vous en convaincre, sur lemême ton, tam, tem, tim, tom, tum, team, toum : vousaurez la même note revêtue de sept couleurs évidem-ment différentes.
On voit, d’après cela, qu’une voie de combinaisons et