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Tome second.
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basson est venu au monde avec un vice de conformationdéplorable; ses trous ayant été percés, non d’après lesrègles de l’art, mais d’après la commodité des doigts.Or, un tube de huit pieds replié sur lui-même ne sauraitêtre divisé comme la flûte, qui n’a que vingt-deuxpouces.

Atin de remédier à ce défaut d’écartement, on a ima-giné de percer les trous obliquement, dans l’épaisseur dubois, en montant et en descendant ; on l’a ensuite har-naché d’un grand nombre de clefs, ce qui représenteassez bien un boiteux incurable, auquel on donneraitune douzaine de béquilles qu’il n’en boiterait pas moins.

M. JFinnen, de Paris , a voulu en entreprendre lacure, en augmentant le diamètre de la colonne d’air et eny adaptant un pavillon ; mais voici la deuxième fois qu’ill’expose, et la deuxième fois avec les mêmes notes faussesqu’il ne peut parvenir à corriger.

M. Sax (1) n’a pas si longtemps tâtonné. Il a fermé tous

(1) Toujours monsieur Sax! M. Sax a donc tout fait! Est-cel'ignorance, la camaraderie ou l’engouement qui vous fait trouvertant de mérite chez un bruxellois que nous connaissons à peine?Voilà ce que certaines personnes ne manqueraient pas de dire, sinous ne pouvions appuyer notre opinion sur celle d’un hommeaussi competent que ledirccteur du conservatoire royal deinusique.E’cst donc avec empressement que nous nous sommes fait délivrercopie d’un rapport qui dormait depuis 1854 dans les cartons du mi-nistère; rapport que nous donnons comme un modèle du genre deceux que le gouvernement devrait demander sur tous les établis-sements marquants du pays, pour connaître ceux qui sont dignesde ses secours et de ses encouragements.

On sait qu’il doit y avoir des instants de gène dans un établisse-ment du genre de celui de M. Sax ; à qui pourrait-il mieux s’adres-ser qu’au gouvernement d’un pays auquel il fait tant d’honneur?