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d’effets nouveaux s’ouvre pour les compositeurs à venir.Ils seront sans doute un jour étonnés de la barbarie deleurs devanciers, qui confondaient toutes les nuancespourvu qu’ils obtinssent la note toute crue ; semblablesaux premiers dessinateurs qui négligeaient le clair-obs-cur, pourvu qu’ils eussent le trait. Et ce qu’il y a de pi-toyable dans notre musique actuelle , c’est qu’on n enest pas même à l’équilibre d’ensemble dans les compo-sitions. Nous voulons dire que quelques instrumentsécrasent les autres au point qu’à une certaine distanceon ne perçoit plus qu’un squelette trompeur du mor-ceau qui s’exécute, comme certain tableau mal équilibréprésente de loin une chose toute différente de celle queic peintre a voulu représenter. ■’
Nous croyons donc que le musicien a de grands se-crets encore à demander au peintre : ut pictura musica.
Basson.
Le basson est cousin du hautbois des forêts dont l’ancheétait en cuivre, et du hautbois d’amour d’une octave endessous, qui portait une anche de roseau. Le basson estl’instrument qui se rapproche le plus de la voix humainedésagréable, quand il est mal joué, bien qu’il soit d’uneéloquence extrême entre les mains des Gebauer et desBaumann, qui ont eu, comme Démoslhènes, d’immensesdifficultés à vaincre pour améliorer l’organe vocal duplus faux et du plus rétif des instruments à vent ; car le