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nient laisse, dans notre harmonie, un vide pareil à celuique produirait l’absence de la momie sur la palettedu peintre.
parvenait à corriger une partie de leurs imperfections. Or , ce n’estpas par des travaux entrepris sur chaque espèce d’instrument enparticulier qu’il sera possible de fonder une théorie de leur con-struction rationnelle, mais par des observations et des idées de plusen plus généralisées , jusqu’à ce qu’on soit conduit à la découvertedu principe unique et fécond applicable à tous les cas particuliers.
I.a nature de mes travaux m’a souvent conduit à entretenir lesmeilleurs facteurs de l’état actuel de leur art et de ce qu’il fallaitfaire pour le régénérer; mais aucun d’eux ne m’a compris. Eh!comment auraient-ils pu m’entendre? la plupart ne possédaient pasles premières notions de la physique. Les plus habiles étaient ceuxqui avaient le plus de patience. Une note était fausse dans une cla-rinette, un basson, on ajoutait une clef, on bouchait un trou pourl’ouvrir à une autre place, et pour corriger un défaut, on en faisaitnaître un autre. M. Sax est le premier en qui j’ai trouvé des con-naissances réelles en acoustique , non pas seulement de cette acous-tique qu’on trouve dans les livres, mais de cette acoustique vraiequi résulte d’expériences bien faites et bien résumées. De là vientque ce facteur distingué s’est convaincu de la nécessité de refairetoute la théorie des instruments à vent, de cuivre et de bois, etqu’il n’a point reculé devant l’idée gigantesque de les reconstruiretous d’une manière rationnelle ; delà, enfin, l’immense échelle desa fabrication.
2° Avant de me former une opinion sur le savoir de M. Sax etsur la réalité de ses perfectionnements ou de scs inventions, je mesuis souvent et longtemps entretenu avec lui ; je lui ai fait essayerses instruments nouveaux, les ai comparés aux anciens et lui aifait des objections qu’il a résolues ; je l’ai trouvé conséquent aveclui-même dans tout son système, et j’ai acquis la conviction quecet estimable artiste est destiné à faire faire à la facture des instru-ments de réels progrès. 11 ne m’est pas permis de divulguer le se-cret de toutes les inventions qu’il prépare et qu’il fera connaîtredès qu’il aura pris des mesures pour s’en assurer la propriété,