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que Savarl ait prétendu le percevoir de trois vibrationsà 04,000, et à quelques notes au-dessus du cri de lasouris, le son devient microscopique pour notre ouïe.Peut-être un jour entendrons-nous, à l’aide de quelqueappareil grossissant, le cri de la fourmi cl ceux d’unefoule d’insectes qui nous semblent muets aujourd’hui.
Déjà quelqu’un est parvenu, au moyen d’un conteinnocent, à diriger l’attention des hommes de sciencevers ce point important. Voici à quelle occasion : toutle monde se rappellera avoir vu circuler dans tous lesjournaux la petite nouvelle suivante :
Audiettes de Morrisson. — Un ingénieur américain,du nom de Morrisson, se dit un jour : « Puisqu’au« théâtre, par exemple, on aide les yeux avec des« lunettes, pourquoi ne pourrait-on pas aider les« oreilles avec des audiettes? » II fabriqua- donc depetites coquilles d’argent qui s’adaptent sur les oreilles,et qui facilitent grandement l’audition.
Cela n’était qu’un de ces canards industriels qu’unde nos amis se croit quelquefois obligé de répandrepour qu’une invention, qu’il sait juste, ne reste pasenfouie dans ses cartons en attendant qu’il ait le temps,l'occasion et l’argent nécessaire pour s’en occuper lui-même : réunion de circonstances fort difficile pour laplupart des inventeurs.
Présentée de la sorte et comme exécutée déjà dansun pays lointain, nous avons remarqué qu’une idéese répandait beaucoup plus vite que par le procédécoûteux des brevets d’invention.
C’est donc avec une agréable surprise que nous avonsaperçu à l’exposition la réalisation de cette utopie.MM. Gateau et Deon, de Sens, ont exposé des audiettes.