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Lue tète de mannequin en était pourvue. Al. Gateau ,atteint lui-mème de surdité, emploie ce moyen dont ilse trouve bien. Et toutqs les épreuves faites sur dessourds avec des aucliettes, dit le jury central, ont faitdonner constamment à celles-ci la préférence sur lescornets acoustiques ordinaires. Ce petit instruments'adapte de lui-mème sur l’ourlet de la conque charnuede l’oreille.
La nature ne pouvait certes pas plus nous donnerdes oreilles métalliques pour entendre, que des mem-branes entre les doigts pour nager, quand, d’aventure,nous nous laissons choir à l’eau ; mais elle nous a donnéla raison et l’intelligence pour suppléer à tout ce quinous manque. Elle a pensé que l’examen des propriétésde la matière, et l’analyse raisonnée de ses œuvresseraient pour nous un continuel enseignement dontnous saurions profiter. Quel vaste champ de combinai-sons et de recherches n’aperçoit-on pas encore au delàdes œuvres brutes de la création ! La dernière lin del'homme est le travail : l’architecte a fourni ses maté-riaux; que l’ouvrier se mette à l’œuvre; il lui estdonné de terminer de sublimes et innombrables con-structions : le plaisir est d’ailleurs au bout du travail,comme la peine au bout de la paresse.
AI. Duhamel, frappé de l’abstraction (pii régnait dansles données des savants sur les oscillations des cordeset des lames vibrantes, a cherché à obtenir des tracesmatérielles de ces vibrations. 11 a disposé des cordes,de manière à ce qu’elles vinssent frapper une plaquemétallique tournante, couverte de noir de fumée. Lenombre et la marche des vibrations s’y trouvent tracésd(; la manière la plus exacte. Il a, de la sorte, obtenu