d’elle-même, et la combustion se continue sans mèche.
Nous avons aussi, et longtemps, travaillé à la con-struction d’une lampe, sur le principe de l’endosmose,découvert par Dutrochet .
Le succès de nos essais nous a prouvé la possibilitéde faire monter l’huile dans un tube à une hauteur cinqà six fois plus grande que par la capillarité. Son ascen-sion était un peu trop lente; mais il suffirait de dou-bler ou de décupler les surfaces endosmotiques pourobtenir un effet satisfaisant. Cette huile était supportéepar de l’eau gommée ou sucrée; l’appareil, garni de savessie à la partie inférieure, était placé dans un verred’eau ordinaire. Cette eau pénétrait à travers la mem-brane dans l’eau sucrée, dont l’augmentation de volumefaisait élever l’huile dans un tube, à vingt ou trente cen-timètres.
Le professeur Guillery a construit une lampe très-ingénieuse, à l’aidede l’appareil de Dobereiner , c’est-à-direqu’il élevait l’huile par la pression du gaz. A mesure quel’huile se consommait, l’eau acidulée se rapprochant duzinc, développait une nouvelle quantité de gaz quivenait occuper la place de l’huile consommée et lamaintenait au niveau constant. Si une pareille idée fûtvenue à un Parisien, il eût trouvé le moyen d’éleverune immense fabrique de lampes sur ce système. Maisà Bruxelles , c’était du bon grain semé sur le sable : lepeu de mots que nous en disons suffira peut-être poursauver cette invention du naufrage de l’oubli.
Puisque nous passons en revue les nouvelles idées,nous ne devons pas oublier de parler des essais quenous avons faits pour remplacer les mèches de coton.
Tout le monde se rappelle la petite veilleuse de M. Lé-