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Tome second.
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pine, qui surnageait l’huile, et portait à son centre unpetit tube de verre dont l’huile s’allumait sans mè-che : la principale condition était de n’avoir qu’un petitlumignon. L’huile ne se gazéifiait plus dès que le tubeétait un peu plus grand. On a fait des milliers d’essaispour obtenir une flamme plus volumineuse; on a vouluremplacer ce tube de verre, qui s’encrassait et se bri-sait souvent, par des tubes de métal; mais le métal,trop bon conducteur du calorique, n’était jamais assezchaud pour permettre la gazéification de l’huile.

Nous avions imaginé de faire une mèche avec unpaquet de verre filé : dès lors nous pouvions l’établirsur un flotteur surnageant de l’huile placée dans unecarafe. Ce petit faisceau de brins de verre offrait unemultitude de canaux capillaires entre lesquels l’huilecontinuait à monter. Mais après vingt-quatre heures decombustion, l’extrémité des brins formait un champi-gnon et présentait des petits globules de verre qui ob-struaient le passage de l’huile; mais si les brins étaientplus gros, s’ils avaient un demi-millimètre, par exemple,ils ne se fondraient plus.

On s’étonnera que nous ayons pu faire brûler unemèche au fond d’une carafe où l’air ne se renouvellepas; mais il y a un moyen bien simple d’obtenir uncourant, c’est de diviser en deux, par une cloison, l'es-pèce de cheminée par où les produits de la combustiondoivent s’échapper. Ces produits s’élèvent immédiate-ment par un des côtés de la cloison, pendant que l’autresert à la rentrée de l’air. Cet effet nous a été montrépar un cordonnier de Manchester, nommé Bentley (1),

(1) Ce Bentley a fait une petite fortune à l’aide d’un secret fort