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que nous avons été un des premiers à faire connaîtreà Paris . Le principal défaut de cet éclairage, c’est quela chaux ne larde pas à se cristalliser : ce qui exige deminute en minute le renouvellement des surfaces.
Il est d’ailleurs difficile et coûteux de produire del’oxygène. M. Gaudin a supprimé en partie cet inconvé-nient par des jets d’air comprimé, lancés au travers deflammes de térébenthine et d’alcool : c’est lui qui pro-posait d’éclairer les villes par des soleils de sa façon,placés sur des phares. Il y a beaucoup de choses aufond des expériences de M. Gaudin; mais elles sont loinencore d’être parvenues à l’état manufacturier. Il mé-riterait certainement d’être encouragé dans ses cu-rieuses recherches ; mais il devrait pour cela se trans-porter dans une monarchie absolue, car dans les paysdits de liberté, les chercheurs n’ont guère que celle dese ruiner à la chasse des choses utiles, et c’est toujourstrop tard que les encouragements leur arrivent, quandpar hasard ils arrivent. Et encore les monarchies abso-lues ne sont-elles pas à l’abri de eet inconvénient. Unestatue élevée à un grand homme mort de faim noussemble une assez mauvaise plaisanterie, à moins quel’on n’y grave une inscription objurgative du ministrequi l’a méconnu. Nous voudrions, par exemple, quel’on inscrivît sous la statue du père de la vapeur, lesmots suivants :
Salomon de Cahs,
ENFERMÉ ET MORT A IIlCÉTREPAR LES SOINS OU GRAND IllCHELIEU,POUR AVOIR INVENTÉ LA VAPEUR.