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Tome second.
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Il en eût été de même pour l’huile (1); mais chaquemode d’éclairage a ses applications et ses avantages, etc’en est un immense pour le gaz que sa locomohilité, quilui permet de se transporter de lui-même du foyer deproduction vers les quartiers les plus éloignés, et d’allerpour ainsi dire chercher le consommateur jusque dansles derniers recoins de sa maison. Espérons que le chauf-fage se fera bientôt de même dans un foyer commun àtoute une ville (2).

(1) Un amateur vient d’exploiter cette idée en présentant cer-taine composition oléagineuse comine du gaz liquide, avec lequelil fait, en ce moment, des expériences pour éclairer les malles-postes de France .

(2) Le chauffage au gaz hydrogène non carburé, dont nous avonsentretenu l’Académie des sciences , il y a quelques années, noussemble le mode le plus rationnel de chauffer les villes par un foyercommun.

Quelques mots suffiront pour faire comprendre l’économie quien résulterait. On dépense en France pour cent quarante millionsde combustible annuellement, dont on n’utilise en réalité que qua-rante millions ; c’est donc cent millions de calorique évaporé enpure perte par les cheminées, les tuyaux de poêles, les fours à cokeet les gueulards des hauts fourneaux.

Il n’en serait pas de même en se servant, pour le chauffage desappartements, du gaz hydrogène pur, formé par la décompositionde l’eau, puisque la combustion de ce gaz ne produit ni acide sul-fureux, ni fumée, ni poussière, ni acide carbonique, mais seule-ment un peu de vapeur d’eau. 11 est donc possible de le briller aumilieu d’un appartement, ce qui épargnerait 92 p. c. du caloriqueperdu par les cheminées et C.O p. c. de celui perdu par les meil-leurs poêles. La manière dont on se chauffe aujourd’hui est cer-tainement la chose la plus barbare du monde, et les physiciensauront d’autant plus de peine à la déraciner, que c’est une ha-bitude aussi ancienne que le monde.

Il ne faudrait pas moins que l’intervention des pouvoirs de l’Étal