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Tome second.
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L’éclairage au gaz était certes aussi facile à découvrirque l’Amérique , puisque chacun pouvait observer quetoute flamme quelconque n’est produite que par la com-bustion du gaz qui s'échappe de la bûche ou de la houilleéchauffée à un certain degré; cependant ce n’est que forttard qu’on aperçoit les phénomènes qui se passent tousles jours sous nos yeux, et sans le professeur Minkelers,de Maestricht , qui a fait scs premières expériencesen 1784, à Louvain , ni Lebon (1), ni Murdock (2), niWindsor (5), n’y eussent peut-être pas plus songéque M. Selligue ne pensait au gaz à l’eau, quand nousallâmes faire brûler notre premier bec sur sa table,le 10 mars 1834, à Paris , en présence de M. Trippier,capitaliste de Lille , qui offrit de faire les fonds de l’en-treprise, dont M. Selligue se fit malheureusement l’in-génieur.

Quoique la Belgique soit un très-mauvais terrain pourla culture des inventions, elle n’en a pas moins le droitde réclamer la découverte des deux gaz d’éclairage lesplus importants, comme l’a constaté le directeur del’Académie de Bruxelles, dans sa dernière séance pu-blique, du 15 décembre 1840.

pour y parvenir, et quand ils cesseront d’être préoccupés des idéesbelliqueuses, nous ne douions pas qu’ils ne descendent dans cesquestions d’cconotnie intérieure; mais, en attendant, proclamonsbien haut qu’on peut parfaitement chauffer un appariement avecdeux ou trois becs de gaz brûlant dans un poêle de cuivre, sanstuyaux, et qu’on peut également Caire la cuisine au gaz , sans queles plats sentent la fumée.

(1) Lebon n’inventa son thermolampe qu’en 1799.

(2) Murdock n’éclaira la fabrique de Lee qu’en 180î>.

(5) Windsor, en 181 S, échoua dans l’éclairage du Luxembourg i el de l’Odéon.