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Il faut cependant excepter l’exhaustion pratiquée aumoyen de la vis d’Archimède en toile, composée d’unseul grand tour d’hélice, telle que l’emploie le généralSabloukoff, à Saint-Pétersbourg , pour l’aérage des ate-liers malsains.
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Cet ingénieux observateur s’est assuré, à l’aide dejets de fumée, que l’air traverse la vis d’Archimède enligne droite, sans éprouver la moindre perturbation ouprojection quelconque ; il ajoute que la vis d’Archimède est bien préférable aux ventilateurs pour l’aérage desmines, et c’est sur sa parole que nous en recommandonsl’essai à nos bouilleurs (1). *
(1) La question delà ventilation des mines est très-importante.Il lie suffit pas d’inventer ; il y a dans ce moment des milliers d’in-ventions en projet, il est temps de les essayer, de les appliquer etsurtout de leur donner de la publicité.
M. Mole a déjà réussi dans l’application d’un pas de la vis d'Ar-chimède dans une houillère de M. liasse, qui a bien voulu en faireles frais ; et c’est beaucoup que de faire le premier pas. Cette visqui n’a que 90 centimètres de diamètre, remplace une énormepompe pneumatique à 'la Cochaux que nous avons toujours con-damnée; mais, à notre avis, cette vis fonctionnerait encore mieuxsi son diamètre était double et même triple, comme en a fait legénéral Sabloukoff à Saint-Pétersbourg .
Nous voudrions voir essayer aussi le système dont M. Letoret,deMons , nous a entretenu déjà depuis 1836, et qui consiste à en-voyer de la vapeur par un tube à une certaine profondeur, et à lalaisser échapper du fond par le jet d’un siphon recourbé. Nous in-vitons M. Gonot, qui se propose de l’appliquer, à consulter lestravaux de Pellctan, sur la puissance de l’effet de succion produitpar la vapeur. Nous pensons que toute l’opération pourrait s’éta-blir vers le haut de la bure, et qu’il ne serait pas nécessaire dé por-ter le jet de vapeur à une très-grande profondeur.
M. Letoret a fait plusieurs essais comparatifs entre le ventilateur
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