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à travers les innombrables couches (le houille qui con-stituent le bassin de Mons , on ne puisse obtenir unécoulement constant de gaz hydrogène carboné, qui au-rait en outre l’avautage d’assainir les houillères.
Nous pensons même qu’en profitant de la différencede pesanteur spécifique de ce gaz relativement à cellede l’air, on pourrait, à l’aide d’un appareil en formede cloche, recueillir celui qui s’échappe des cheminéesd’aérage pour l’utiliser, soit à l’éclairage, soit au chauf-fage des chaudières à vapeur.
Voici comment nous entendrions cet appareil : ungrand cône de tôle placé sur une bure d’aérage, recevantles émanations de la fosse, il nous semble que le gaz, parsa légèreté, gagnerait le sommet du cône, où il s’accu-mulerait en refoulant l’air vers le bas du récipient, quiresterait ouvert h l’air libre.
Si, quand ce cône est plein de gaz, on lui donnait unécoulement par un tube partant du sommet, il noussemble qu’on pourrait en tirer parti. Mais comme onne saurait le forcer à descendre de très-haut pour leconduire sous une chaudière, il faudrait enfoncer h;cône dans la bure, de manière à ce que le sommet fûtde niveau avec le sol.
Ceci ne nous paraît devoir réussir que dans les buresà ventilation naturelle; car dans celles où des pompespneumatiques sont en usage, nous pensons que le gazse trouve tellement mélangé à l’air qu’on n’obtiendraitguère qu’un composé détonant.
hydrogène sur beaucoup de points de notre globe, et qu’on en*trouverait beaucoup en promenant une flamme sur les terrainssous lesquels on soupçonne l’existence de la houille ; c’est peut-êtrele moyen le plus sùr de faire la decouverte du charbon minéral.