compensation telle, que l’on devrait se contenter dela quantité obtenue sans chercher inutilement à l’aug-menter.
« Cette opinion erronée s’appuyait sur une donnéescientifique : on croyait que si à une basse températurela houille produisait peu de gaz, du moins elle se trans-formait presque complètement en bicarbure d’hydro-gène, gaz très-éclairant, tandis qu’à une températureélevée, l’hydrogène protocarboné, qui prenait naissanceen plus grande quantité, ne donnait pas une sommede lumière égale à celle qu’on obtient au moyen du gazbiearbonné. On ne saurait admettre celte explicationdepuis que l’on sait que les gaz ne doivent leur pouvoirlumineux qu’à la présence des produits volatils quiles accompagnent, les saturent et leur communiquent,quelle que soit leur nature, un pouvoir lumineux suf-fisant.
« D’après cela, il s’agissait de rechercher en premierlieu quelle était la quantité de gaz à laquelle un kilo-gramme de houille pouvait donner naissance, afin deconnaître le point vers lequel on doit tendre en fabri-que, puis déterminer les circonstances dans lesquellesla houille doit être placée pour pouvoir approcher decette limite.
« Après avoir démontré qu’un kilogramme de houillepeut donner naissance à fi 10litres de gaz propre à l’éclai-rage, et qu’il n’en fournit que 250 au maximum dans lapratique, j’ai prouvé que cela tenait au mauvais sys-tème de distillation en usage, et qu’il fallait, pour serapprocher du nombre que l’analyse indique,, que lahouille, disposée en couches peu épaisses, se trouvâten contact immédiat avec les parois de l’appareil, de