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Tome second.
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manière à ce que ses éléments, saisis par l’action d’uneforte chaleur, se réunissent sous forme de fluide élasti-que permanent, auquel on doit encore faire parcourirun grand trajet le long des surfaces chaudes pour opé-rer la décomposition complète des parties bitumineusesqu’il entraîne.

« C’est en mettant ces principes en pratique que jesuis parvenu à retirer de la houille 580 litres de gazpar kilogramme, c’est-à-dire 130 de plus qu’en fa-brique.

« Si la décomposition de la houille est imparfaite,l’épuration du gaz qui en provient laisse aussi beaucoupà désirer. Outre l'hydrogène sulfuré, dont on ne sedonne pas toujours la peine de le dépouiller, il contientencore de l’ammoniaque et du sulfure de carbone quel’on n’a jamais cherché à lui enlever. La chaux dont onse sert dans l’épuration ordinaire décompose le sulfhy-drate d’ammoniaque, s’empare de l’hydrogène sulfuré,met en liberté l'ammoniaque qui vient se mêler au gazde l’éclairage, et lui communique une odeur désagréa-ble en même temps qu’il diminue son pouvoir lumi-neux. 11 fallait s’emparer de ce gaz avant son arrivéedans les gazomètres : c’est ce que j’ai fait en me servantdu coke recouvert d’une couche de chlorure de calcium,substances qui jouissent l’une et l’autre de la propriétéd’absorber l’ammoniaque.

« Le soufre que contient la houille venant à réagirsur le carbone à une haute température, produit unsulfure de carbone que l’on peut rendre moins volatilen le mettant en contact avec le soufre qu’il dissout.Une couche de soufre jointe à une couche de coke légè-rement imprégné de chlorure de calcium, suffit pour